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Depuis la mise en œuvre, le 1er octobre 2023, de la réforme visant à la déconjugalisation de l’Allocation aux Adultes Handicapés (AAH), un mouvement s’amplifie en faveur de l’individualisation des autres aides destinées aux personnes en situation de handicap. L’AAH, qui ne prend désormais plus en compte les revenus du conjoint dans son calcul, est devenue un précédent emblématique pour plusieurs associations, notamment APF France handicap et le Collectif handicaps. Ces organisations mettent en avant une « disparité de traitement » et appellent les pouvoirs publics à étendre cette réforme à d’autres allocations, pour garantir une égalité de droits et une autonomie financière réelle aux personnes concernées.
Depuis la mise en œuvre de la déconjugalisation de l’Allocation aux Adultes Handicapés (AAH) le 1er octobre 2023, les associations militantes pour les droits des personnes en situation de handicap intensifient leurs efforts pour obtenir une réforme similaire pour deux autres aides. Ces organisations soulignent une « disparité de traitement » qui persiste entre diverses allocations et appellent à un système d’aides davantage centré sur l’individu plutôt que sur le ménage.
Un changement majeur pour l’AAH
La réforme de la déconjugalisation de l’AAH a modifié significativement le mode de calcul de cette allocation, en ne prenant plus en compte les revenus du conjoint. Cette évolution a été saluée comme une avancée importante par plusieurs associations, car elle permet une individualisation des droits des personnes en situation de handicap. Toutefois, cette réforme n’est pas exempte de controverses : certains calculs estiment que près de 44 000 couples pourraient voir leur situation financière se dégrader suite à cette mesure.
Une satisfaction partielle et des attentes nouvelles
Bien que la réforme de l’AAH soit perçue comme une victoire par de nombreuses organisations, ces dernières ne sont pas prêtes à s’arrêter là. Elles pointent du doigt les incohérences et l’inégalité de traitement entre les aides et réclament désormais la déconjugalisation de deux autres allocations. Selon elles, il est primordial de garantir un traitement équitable pour toutes les allocations en lien avec le handicap.
Les associations en première ligne
Ce sont 22 organisations, parmi lesquelles l’APF France handicap, l’Unapei et le Collectif handicaps, qui se mobilisent pour cette cause. Leurs revendications sont claires : le calcul des allocations doit être déconnecté des revenus du partenaire. Elles insistent sur le fait que l’individualisation des aides est essentielle pour préserver l’autonomie financière des personnes handicapées.
Les enjeux de la réforme
La question de la déconjugalisation va bien au-delà d’une simple question de justice sociale. Elle engage aussi des réflexions plus globales sur le rôle et la finalité des aides sociales. En se concentrant uniquement sur les personnes qui en ont directement besoin, les associations espèrent améliorer l’efficacité des systèmes d’aide tout en renforçant les droits des personnes concernées.
Quelles attentes pour l’avenir ?
Au-delà de l’AAH, les associations espèrent que l’État prendra des mesures similaires pour d’autres aides, afin de combattre toutes les formes de disparité de traitement. Si la déconjugalisation de l’AAH est désormais actée, les associations n’ont pas dit leur dernier mot et continuent à œuvrer pour un changement structurel plus large. Elles appellent à une reconnaissance de la valeur essentielle de l’individualisation dans la politique sociale à venir.
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